header image
 

Anniversaires

Le 8 mai. En France, c’est encore un jour férié. Mais attention, on ne sait jamais, il nous reste quatre ans de sarkozysme, alors on pourrait aussi travailler pour qu’il s’augmente à nouveau son salaire. Quatre ans ? Certains pensent neuf mais sont trop pessimistes. Notre cher Iznogoud ne devrait pas tenir son quinquennat. Il paraît plus vieux, plus usé, et surtout plus fatigué ; des vacances à l’île de Ré lui seraient certainement bénéfiques. Il a pris la place du calife, mais, médiocre, ne sait quoi faire de son nouveau jouet. Il kiffe la life, profite mais le côté bling-bling est amusant un temps. Il s’ennuie, se trouve une top model, se marie, et la politique ? Oubliée. Alors il délègue, forme de nombreuses commissions incompétentes, annonce des réformes drastiques mais peine à faire des mesurettes. Je suis injuste, il a fait passer une réforme importante (pour lui), celle du paquet fiscal. Je prends les paris : Iznogoud va démissionner, et va se trouver un nouveau mode de vie : la jet-set. Bon anniversaire Nicolas, si tu n’aimes pas ton travail, change, le marché de l’emploi regorge de propositions. Un petit conseil amical : ne souffle pas les bougies, l’air qui te reste te sera nécessaire pour tenter d’asseoir ton règne durant les quatre prochaines années.

Bon, après cette parenthèse au ras des pâquerettes, intéressons-nous au 8 mai, jour férié en France. Etrangement, la Teutonie ne fête pas cette grande victoire.

Du moins le croyais-je. Chemins boisés conduisant à la fac, en compagnie de Dédé la pomme, une affiche (ressemblant à celle ci-dessous)attire notre regard. Une manifestation pour fêter la fin du fascisme, suivi d’une fête pour le 63ème anniversaire de cette victoire.

Exemple d’affiche (2007) se félicitant de la fin du fascisme (62ème anniversaire), et annonçant une manifestation pour “continuer le combat” et “ne pas oublier”.

On fête le 8 mai outre-Rhin, étrange flagellation teutone, mais qui peut se comprendre lorsqu’on sait que le parti nationaliste allemand (NPD) a des liens de plus en plus étroits avec les néonazis. Pire, il siège même depuis 2006 dans 5 conseils municipaux de Berlin, dont quatre à l’est, et les manifestations des néonazis sont en Allemagne légales et “extrêmement” protégées. L’heure est celle de la lutte…

Les Teutons ont des moeurs étranges, mais aussi de l’humour. Souvenez-vous du stylo du président roumain, que notre président bling-bling a ardemment désiré, avant de s’en emparer…

Angela Merkel, chancelière teutonne, qui connaît manifestement les goûts de notre cher président, a su s’en rappeler…

Mais, ne rions pas trop, car Nicolas a embauché un autre Nicolas pour surveiller les bloggeurs. Alors ne disons plus de mal de notre lilliputien préféré, bon anniversaire à Nicolas, bon anniversaire à la fin de la guerre, et vive l’humour teuton !

 

Vive le stop !

   

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, je viens de la Corrèze. N°19, un des trois départements de la région Limousin, où il ne se passe pas grand chose. Des pommes, des vaches, des hommes politiques (Chirac of course et Hollande, ancien maire de Tulle, la préfecture, et nouveau président du Conseil général). Bref, pas grand chose.

De temps à autre, une voiture passe. Un ancien modèle, polluant, mais bon. Le téléphone a été mis en place, Internet vient d’arriver mais pas encore la TNT. On commence à goudronner les routes pour éviter les accidents de calèche, et Mammouth vient d’ouvrir une grande surface. Les pin’s sont à la mode, tous les gens ont les cheveux longs et sales. Dans les forêts giboyeuses, les chevreuils, les cerfs et les sangliers sont décimés à la main par des autochtones, des gens du cru. En parlant de cru, les alambics communaux ont une place primordiale dans toutes les mairies, et rares sont les habitants qui s’abstiennent d’aller distiller quelque prune (poire, pomme, les goûts divergent -vergent-) pour passer l’hiver.

La gnôle tient chaud. Elle serait d’un secours utile à l’autostoppeur, qui, tendant sa pancarte humide voire gelée les soirs de décembre, attend qu’une carriole (voire une voiture de passage) ait pitié de sa condition. Mais la Corrèze est une terre hostile, et l’autostoppeur, comme sa désinence l’indique, fait peur. Pour preuve, le Routard lui-même met en garde les aventuriers qui oseraient pénétrer la terre limousine : ” La méfiance dans le centre de la France rend le stop difficile pour les petites distances dans le Limousin. ” Sans commentaire. 

Alors vous pensez bien, l’auto-stop est une chose qui ne faisait pas partie de mes moeurs. Mais, comme a dit, le 14 janvier 2007 au JT de TF1, celui qui nous sert désormais de président : “j’ai changé”. Cette année en Teutonie est celle de toutes les folies : découvrir des villes et des paysages incroyables (Berlin, Potsdam, Laponie), manger des wurst, döner kebab et boire des vraies bières à toute heure, attendre que le piéton soit vert pour traverser… expériences uniques. Et l’auto-stop.

Un séjour en compagnie de Camille (oui, je sais, toujours la même) en Autriche. Pour nous accueillir, un roux de Salzburg qui a blondi (comme Alpha) durant l’été : Joseph. Des conseils de copines autostoppeuses (Flora, Milou…) pour faire cela dans les règles. Et puis nous voilà partis, Camille et moi, bras dessus bras dessous, ou plutôt le pouce en l’air. Une demi-heure et des crampes digitales plus tard, une voiture tunée s’arrête… 3 heures d’autoroute jusqu’à Vienne avec un Yougoslave receleur de voitures mais fort aimable au demeurant. Séduits par cette folle aventure, récidive le lendemain, sous la pluie, pour aller à Bratislava, capitale slovaque. 1 heure et demie en compagnie d’un ancien membre d’un parti indépendantiste kurde. Deux jours, deux histoires, deux personnalités riches et attachantes.

Bref, me voilà conquis. Conquis par l’auto-stop, généreux et écologique. Je promets que je contribuerai à développer cette pratique dans ma Corrèze natale, une fois les routes goudronnées et les chemins pavés. Sous les pavés la plage proclamaient les soixante-huitards. L’héritage individualiste, indéniable, à la fois avantage et inconvéniant de mai 68, est un obstacle au stop. C’est pourquoi il faut dire stop. Luttons ensemble. Je vous rappelle qu’ensemble, tout devient possible. Vive le stop.   

Après sept mois d’abs(tin)ence

Quelques heures sans vous parler, ce fut long. J’avais prévu de tenir mon blog si j’avais Internet à domicile, c’est désormais chose faite. 7 petits mois… Il s’en est passé des choses, dans le monde, en Corrèze, partout. Ce serait trop long à raconter, mais je suis bien content d’être éloigné de la France en ces temps de berluskozye. Ou plutôt de bouffonnerie, avec un président qui est partout, sur tous les médias, mais ne se risque tout de même pas à aller dans le marais. Quoique…

J’ai voyagé, beaucoup, aux cinq coins de l’Europe, j’y ai même pris goût. J’ai rencontré des gens, j’ai fait du sport, découvert une nouvelle culture… Et je suis le seul à travailler devant mon poste pour mon post le 1er mai, fête du travail. Etrange, je ne me sens pas concerné. En revanche, le 18 avril…

La Teutonie me fascine, les gens attendent le feu vert pour traverser, Berlin est une ville puzzle où chacun semble trouver sa place. La vie est moins chère, les espaces verts la rendent plus agréable, l’atmosphère est détendue, 4 millions de Berlinois cohabitent dans une ville-région immense et spacieuse, divinement irriguée par les transports en commun. La capitale européenne est ici, Berlin construit, Berlin bouge, Berlin vibre. Le neuf (Postdamer Platz), l’héritage historique (le mur, évidemment), l’alternatif (Tacheles), les langues (russe, anglais, allemand, turc, français…), tout cohabite pour offrir un ensemble vivant et harmonieux, séduisant par sa diversité et ses richesses. Pour les photos, allez voir l’album Picasa sur le blog de Camille. 

Deux mois et demi avant le retour en France, ma Corrèze puis Lyon pour au moins un an. Autre chose. Profiter de la ville des Canuts, chose que je n’ai pas assez faite l’an dernier. Trouver une coloc, retourner avenue Berthelot, entre Perrache et Jean Macé. Gagner le Crit, au moins le foot. Arbitrer. Dormir. Profiter quoi.

En attendant, continuer à écouter allemand, vivre allemand, manger des wurst et boire de la bière, délicieuse et moins chère que l’eau. Profiter du temps, le soleil arrive après 7 mois d’absence, on finirait presque par le désirer. Profiter de chaque rayon qui jaillit du ciel, comme un papillon de lumière… Désolé. Profiter du Tiergarten, des grands parcs de la ville, des lacs qui entourent Berlin pour piquer une tête. Profiter du temps libre, et, entre deux bains de soleil et une partie de tarot, aller à la fac. Pour faire une coinche.

Ah Erasme, divin voyageur, toi sans qui je n’aurais connu la Teutonie.

Bon, c’est pas tout çà, mais il faut aller manifester. Mais bon, il faut que le soleil se montre, la pluie pourrait avoir raison de mes convictions…  On se revoit dans sept mois.

Du vert au bleu.

Mercredi 3 Octobre. Commencer un article par le jour de sa rédaction, cela fait très journal intime. Mais qu’est-ce qu’un blog sinon l’étalage des confessions du moment, instrument du jeune, ou moins jeune, qui sait se débrouiller, un clavier entre les mains ? Passons.

En Suède depuis une huitaine de jours, je découvre au fil des heures les richesses d’une contrée nordique, européenne sans euro, avec plein de gens comme moi, n’en déplaise à Gad, des blonds.

La journée d’hier était réservée aux balades dans les divers parcs de la ville de Göteborg. Les suédois ont cette faculté de respecter leurs villes, la propreté règne, comme innée. Espaces verts et quartiers urbains se mélangent pour un ensemble harmonieux, apaisant et propre. Se promener dans un des parcs urbains de Göteborg relève alors du plaisir, un moment de détente, en vert et contre tout ennui.

parc1.JPG    parc2.JPG    parc3.JPG

parc5.JPG    parc4.JPG    parc6.JPG

Ce vert des parcs suédois s’est teinté de bleu la nuit dernière, et ce sont diverses îles, prolongement de la ville de Göteborg, que Camille et moi avons visitées aujourd’hui. Certaines, sauvages et peu accessibles ; d’autres, davantage urbanisées. Je vous épargnerai leurs noms où, nombreux, les trémas se chevauchent. En revanche, je vous décrirai volontiers cette impression d’un calme utopique, d’une vie idéale. Ces terres sentaient la nature et non la voiture, l’écume et non le bitume. Des maisons en bois de petite taille, des enfants qui courent et s’amusent sans risque de se faire écraser, le loisir de cueillir les fruits qui s’offrent à nos sens…

ile1.JPG    ile2.JPG    ile3.JPG

ile6.JPG    ile4.JPG    ile5.JPG

ile8.JPG    ile.JPG    ile7.JPG

Bref, si, en France, l’UMP est une monarchie présidentielle, en Suède, il est un monde parfait.

Tout un plat

J-15. L’heure est encore aux réjouissances et aux distractions. Je peux encore laisser le soleil me réveiller tous les matins. Quoique non, en Suède, il n’y a pas de Soleil. Etrange non ? Si si, je vous jure, cet astre lumineux n’existe pas, et de toute façon, j’en ai pas besoin. Ben oui, Camille est là !

Trève de conneries, la Suède c’est beau. Je pourrai vous joindre une image mais j’ai pas envie, mais vous pouvez me croire, c’est beau. Mais il n’y a pas de Soleil. Alors j’en ai fabriqué un. J’ai fait un oeuf au plat. Je vous épargne les images horribles de sa conception. Mais cela m’a donné envie de cuisiner : voici le résultat.

copie-de-p1030470.JPG

p1030565.JPG

 p1030592.JPG

Voilà. Sinon ma chérie est toujours brune, chiante, belle, pénible et intelligente. Je n’ai toujours pas de chien. Jojo, mon poisson rouge, n’existe pas non plus. Bref, pas de quoi en faire tout un plat.

Billet papier

Billet-papier

Plus que 3 semaines avant le grand départ, les larmes, les adieux déchirants, les cris, les disputes, les suicides et j’en passe… Le moment pour écrire un nouveau billet. Billet, tiens, un bien joli mot. On a besoin de lui pour voyager, se cultiver, se divertir et publier. Le Billet est si précieux qu’il est même chevalier de la Légion d’Honneur. Si si je vous jure, un certain Félix il paraît. Enfin toujours est-il que je l’ai, mon billet, celui qui m’ouvre les portes de la Teutonie.

11-10-07 Départ de: Paris Orly Apt Heure: 1420 Nombre: 1Arrivée à: Berlin Schonefeld Apt Heure: 1600 Classe: Y 

A mon tour d’être chevalier, chevalier teutonique et braver ce pays nouveau qui s’offre à moi… Ce billet m’a d’ailleurs coûté un paquet de billets, mais bon, on ne peut rien faire sans billet. On est loin du temps où Erasme voguait, voyageur impertinent, dans toute l’Europe. Mais tout cela ne vous explique pas pourquoi le mot billet est écrit en italique C’est tout simplement un mot en biais.

Dans un mois, le 15 !

rentree-2006.jpg

Nous sommes aujourd’hui, à quelques jours près, le 15 septembre. C’est un jour pas comme un autre, parce que c’est le seul dans l’année à s’appeler comme çà. En plus, on le voit qu’une fois par an donc il faut en profiter. En fait, ce que je veux dire, ou plutôt écrire, c’est que on est le 15. 15, comme ces brêles de rugbymen français, qui, malgré leur préparation physique (muscu, piquouses, muscu, piqu…) et le passage à Marcoussis du lilluputien hongrois qui nous servirait de président (”vous inquiétez pas, il y aura des contrôles positifs, mais j’en fais mon affaire”), ont perdu comme des buses. 15 aussi, comme mon jour de naissance, mais on s’en fout. Mais 15 enfin comme le 15 octobre, ce jour qui me verra arpenter pour la première fois les couloirs tortueux de la Freie Universität Berlin. Et oui, bientôt Erasmus, l’alcool, le sport, et les f…ootballeurs.

Teutonie : kezaco ? Un peu de culture…

 Chevalier teutonique

Mais au fait, qu’est-ce que la Teutonie ? La Teutonie est la terre des chevaliers teutoniques, chevaliers membres d’un ordre militaire fondé lors de la 3ème croisade, en 1190, après la prise de Jérusalem par Saladin. Quant au terme « teutons », il désigne des peuples germaniques qui pourraient être différents et dont le nom générique signifie notre Peuple. Ce mot peut désigner, soit un peuple qui a emigré du nord de la Germanie et qui a pillé la Gaule vers -100, soit des tribus connues par ailleurs sous le nom d’Alamans. Les Teutons sont des Germains occidentaux regroupés en tribus sous le nom d’Alamans avec les Hermundures, les Juthunges, les Bucinobantes, les Lentiens, les Semmons et les Quades. C’est tout de suite plus clair, non ?

Misère…

Etant quelqu’un d’extrêmement prévoyant, j’avais prévu d’arriver le 12 octobre à Berlin pour ma rentrée le 15. Mais je viens de recevoir un mail comme quoi une réunion préliminaire pour les Erasmus avait lieu le 9 octobre. “Pas de problème” me direz-vous, “bouge ton c… et pars 3 jours plus tôt” ! Et là, c’est le drame. Du 25 septembre au 9 octobre, je passe 2 semaines en Suède, clandestinement hébergé par une immigrante poitevine qui répond au doux prénom de Camille. Que faire..?

Première fois…

Première fois

Elle arrive tôt, ou tard. Elle est réussie ou pas. Et aujourd’hui, elle est là, pour vous… C’est  la première fois, le premier message. Un petit remerciement à une future suédoise qui se reconnaîtra et sans qui ce blog n’aurait jamais connu la lumière… C’est tout pour le moment.